ITOPP : Compétences pulsées au cœur de CAUVALDOR

ITOPP : Compétences pulsées au cœur de Cauvaldor (46)

Depuis les baies vitrées de l’entreprise, la vue s’étend sur le bourg de Thégra et son château du XIIe siècle. C’est ici, tapie dans cet écrin de verdure, qu’ITOPP se hisse à la pointe de la haute technologie, en développant des systèmes de hautes puissances pulsées et de micro-ondes de forte puissance, pour la recherche, la défense et l’industrie.

Le principe de la puissance pulsée

« Ici, on fait de très grosses étincelles avec des machines étranges », plaisante le Président, Stéphane Chèze, avant d’expliquer le concept : accumuler de l’énergie électrique pour la délivrer dans un temps extrêmement court, de l’ordre de quelques dizaines de nanosecondes, soit environ cent fois plus vite qu’une explosion!

Les puissances ainsi délivrées servent à de multiples applications:

  • Recherche sur les armes nucléaires.
  • Simulateurs de foudre pour l’aéronautique.
  • Radiographie de matières très denses.
  • Champs d’ondes électromagnétiques destinés à la neutralisation de drones.

Une pépite technologique liée à CAUVALDOR

Créée en 1997, ITOPP est née des besoins du CEA de Gramat tout proche, son fondateur, Laurent Frescaline, en étant issu. Désormais intégrée au groupe français ALCEN, elle fait partie de la BITD (base industrielle et technologique de défense), regroupant les entreprises consacrées aux équipements militaires. Ses clients incluent également l’industrie automobile et l’énergie nucléaire.

« ITOPP est un grand bureau d’études qui fabrique et teste », résume Stéphane Chèze. L’entreprise explore la science à travers des projets de long terme (3 à 5 ans), où chaque machine est une pièce unique sur-mesure conçue pour plusieurs décennies.

Recrutement et formation interne

Sur les cinquante personnes employées, la moitié sont docteurs ou ingénieurs. Face à la rareté de certains profils, ITOPP fait office de propre école : « les nouveaux arrivants sont accueillis dans un esprit de partage de connaissances et de montée en compétence ».

Simon Loillier, ingénieur ayant rejoint l’entreprise en 2021 après un doctorat, témoigne : « Ici il faut être créatif… nos réalisations sont expérimentales, elles peuvent impliquer un renouvellement de technologie de A à Z ». Il souligne également l’attrait du cadre de travail : « La nature et le paysage du Lot m’ont attiré ».

Le Président conclut sur ce cadre de vie privilégié : « Voir la côte de Loubressac ou le château de Castelnau en allant au boulot, c’est un petit « moral boost » du matin qui n’a pas de prix ! ».

Textes et photos Christophe Pelaprat

Partager l'article